29.11.2009
hanukka (lamed.fr)
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S’efforcer d’atteindre les étoiles ou être plus réaliste ? Deux optiques réfléchies dans les lumières de ‘Hanoucca. | ||
Les Sages du Talmud rapportent le célèbre différend concernant la ‘Hanouccia : Beit Chamaï dit : « Le premier jour, on allume huit bougies et les jours suivants, on en diminue le nombre (le deuxième jour sept bougies, le sixième jour six, etc...). » Beit Hillel, lui, dit exactement le contraire : « Le premier jour, on allume une bougie et chaque jour qui suit, on en augmente le nombre (le deuxième jour deux bougies, le troisième jour trois, etc...). Cette controverse sert de tremplin à Rav Eliahou Dessler dans Mi’htav Mé-Eliahou pour pénétrer au plus profond de la compréhension de ‘Hanoucca. Il commence par donner une parabole : Imaginons deux amis. L’un d’eux va au kiosque acheter un billet de loterie. Le lendemain, il apprend qu’il a touché le gros lot. Tout excité, il le raconte à son ami. On peut se figurer leur joie, aussi bien celle du gagnant que celle de celui qui n’a pas gagné. Quelque temps après, le gagnant achète un autre billet. La chance lui sourit de nouveau et il gagne derechef. Comme la première fois, il ne peut pas attendre et va le raconter à son ami. Celui-ci se réjouit avec lui mais pas tant que cela. Il se peut qu’il éprouve une légère rancœur de voir que son alter ego gagne tant d’argent et non pas lui. Une fois de plus, l’ami riche se procure un nouveau billet et une fois de plus il gagne ! Tout à fait stupéfait, il se précipite chez son ami pour lui narrer la bonne nouvelle. Mais celui-ci éprouve alors une forte jalousie ; c’est trop difficile à supporter. Au contraire, pour la personne qui n’arrête pas de gagner, chaque billet ne fait qu’augmenter son exaltation et son bonheur. Imaginons que cela se produise une quatrième fois puis une cinquième fois et ainsi de suite. En ce qui concerne celui qui amasse cette richesse, sa joie s’accumule de billet en billet. Quant à l’autre ami, son bonheur diminue au fur et à mesure. Selon le Rav Dessler, cette contradiction existe également dans la façon dont on ressent la joie de ‘Hanoucca. Le premier jour, la plupart des personnes sont capables d’éprouver ce sentiment en allumant la ‘Hanouccia. Mais le deuxième jour, pour la plupart d’entre nous, cette joie perd de son intensité. Le troisième jour, elle est encore plus faible et diminue le lendemain puis l’après-lendemain. Mais pour ceux dont la sensibilité spirituelle est profonde et interne, la fête est une source de joie qui va toujours en augmentant et qui le dernier jour atteint son apogée. NEFECH, ROUA’H, NECHAMALe Rav Dessler poursuit son explication en comparant ces types de comportement à trois niveaux de l’âme : néfech, roua’h et néchama. Celui qui ressent la fête au niveau de néfech, l’échelon le plus bas, exécute des gestes de manière purement machinale ; il considère ‘Hanoucca comme allant de soi et n’est capable que d’actes superficiels. Le degré intermédiaire, roua’h, c’est le cas de la plupart d’entre nous ; on peut éprouver la joie la plus profonde, la plus sublime mais seulement pendant un court instant. On s’y habitue et puis on a tendance à la considérer comme quelque chose de naturel. Cette joie a pu pénétrer pour le moment au plus profond de notre cœur mais elle s’évanouit rapidement. Pour celui dont l’expérience de la vie se situe au niveau de la néchama, le plus haut degré, la joie de ‘Hanoucca laisse une marque indélébile sur son âme. Le sentiment qu’il en retire est si profond et si sensible qu’il peut s’y reporter tout le temps et s’en servir de base. C’est ce qui a différencié la personne qui a vraiment gagné à la loterie et son ami. Pour le gagnant, cela a été une expérience personnelle qui a touché sa néchama. Chaque victoire a produit un impact durable qui n’a fait que s’accentuer de billet en billet. Mais pour son ami, qui n’a pas été concerné personnellement, ce succès était plus loin de lui et n’affectait que son néfech ou son roua’h. ATTACHONS-LES TOUS ENSEMBLECette analogie, appliquons-la au différend talmudique que nous avons mentionné au début. Selon Beit Chamaï, on agence la loi en fonction du Juif moyen qui ne se sert que de son nefech. Il est donc logique de démarrer le premier jour avec huit bougies car la nouveauté de la mitsva et l’éclair d’inspiration qui s’en dégage ont le pouvoir d’élever l’acte même pour le Juif moyen. Et puisque les jours suivants, cela devient moins intense et plus routinier, on diminue au fur et à mesure le nombre de bougies. Il se peut en fait que Beit Hillel soit d’accord sur le fait que la majorité des Juifs ressentent ‘Hanoucca à un degré inférieur, celui du nefech. Cependant ils affirment que la loi dans ce cas doit être adaptée à la minorité des individus qui s’efforcent d’éprouver la sensation la plus profonde et d’atteindre les sommets spirituels les plus élevés. En conséquence, on débute le premier jour avec une bougie et on en augmente le nombre les jours suivants. La loi se fait le reflet des Juifs de niveau élevé, ceux dont la sensation s’intensifie de jour en jour pendant ‘Hanoucca. En se plaçant dans une autre perspective, Beit Hillel dit que la loi doit s’adapter au potentiel humain – ce qu’une personne peut devenir de manière idéale – alors que Beit Chamaï pense que la loi doit se conformer à la réalité – le niveau actuel où l’on se trouve réellement. LE POTENTIEL PAR OPPOSITION à LA RéALITECette distinction inclut une question plus vaste se rapportant à la façon dont on vit son existence. Doit-on vivre sa vie religieuse comme on la ressent à présent ? Ou doit-on agir comme si on vivait à un degré supérieur dans l’espoir qu’on vivra finalement en accord avec ce niveau ? Les deux attitudes peuvent se justifier l’une comme l’autre. La première position trouve sa raison dans le fait qu’on n’a pas envie d’être hypocrite. On ne veut pas avoir l’air d’être plus que ce que l’on est vraiment. Ce qu’on désire, c’est d’être comme ce qu’appelle le Talmud, to’ho keboro, « être intérieurement ce qu’on semble être extérieurement ». Par conséquent, on vit selon la réalité que l’on ressent en ce moment. On n’essaie pas d’être plus que ce qu’on est. L’inconvénient de cette philosophie de la vie est qu’il y a danger de s’accoutumer à une norme de médiocrité. Il se peut qu’on n’atteigne pas les sommets parce que, jamais, on ne s’efforce de s’y hisser. On se confine dans une prophétie se satisfaisant d’elle-même et fondée sur des perceptions limitées de soi-même. D’autre part, la deuxième manière d’aborder le sujet a l’avantage de nous donner accès à notre potentiel intérieur que, sinon, nous n’aurions jamais connu. Ceci est appelé dans la littérature classique d’éthique juive : « L’extérieur réveille l’intérieur. » Chacun d’entre nous possède en lui une qualité en veilleuse, susceptible de se manifester si l’on la soigne correctement, de même que le charbon est doué d’énergie latente capable de prendre feu si l’on emploie des méthodes adéquates. D’après l’expression citée ci-dessus, il faut agir comme si l’on se situait à un certain niveau alors même que l’on n’y soit pas encore car nos actions ont le pouvoir de nous donner accès à des états internes qui seraient autrement inaccessibles. Elles peuvent nous aider à recouvrer un potentiel inexploité n’attendant que d’être transformé en substance. En vérité, l’idée d’éducation figure dans le mot ‘hinou’h en hébreu. Celui-ci a la même racine que ‘Hanoucca. Et tout comme ‘Hanoucca, ‘Hinou’h est censé, de manière idéale, insuffler en nous une image de ce que nous pouvons être – si éloignée qu’elle puisse être de celle que l’on a au départ. C’est également lié à l’autre signification du mot ‘Hanoucca, « consécration ». En se consacrant à un idéal, à une vision, on peut viser les étoiles et les cimes que l’on pensait auparavant inaccessibles. Après tout, c’est réellement l’objectif de l’éducation – pas seulement de transmettre des connaissances mais d’instiller dans la personne le sens de ce qu’elle peut finalement devenir. La loi juive est conforme à Beit Hillel. On allume une bougie le premier soir et on continue d’accroître et de construire notre potentiel jusqu’aux huit bougies de la dernière nuit. Par conséquent, selon ce point de vue, la loi nous dit que nous avons tout d’abord la responsabilité de nous ingénier à atteindre les sommets. La médiocrité adoptée a priori dans son mode de vie est inacceptable. Néanmoins, on se doit aussi de tenir compte de la règle préconisée par Beit Chamaï. On a besoin de se connaître soi-même et où on se situe de façon réaliste. Et on ne doit pas perdre contact avec cette réalité. Le dernier jour de ‘Hanoucca doit être le point culminant de l’expérience. Mais tout trop souvent, ça ne sert à rien. En tenant compte de ces deux opinions, on débouche sur la philosophie de la Tora au sujet de la vie : S’efforcer d’atteindre les plus hauts sommets, quand bien même (ou parce que) ils semblent justement n’être pas à notre portée, en respectant cependant la réalité dans laquelle on se trouve – c’est-à-dire en prenant les précautions qu’il faut, en procédant étape par étape, en ne dépendant pas des miracles – précisément comme on escalade les marches menant au ciel.
Traduction et Adaptation de Claude Krasetzki
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14:04 Écrit par la vraie sioniste dans thora and judaism in english | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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22.05.2007
who's the king david
Post a CommentPrintSend this page to a friend2 Comments PostedThe Shepherd who became KingKing David passed away on the festival of Shavuot, in the year 2924 (837 BCE).In Bethlehem in Judea there once lived a noble and respected Jew, whose name was Jesse. He had eight clever, talented sons, the youngest of whom was David. David was a very modest youth, and he looked after his father's flocks.In his heart burned an ardent love for G-d and of His people, which he expressed in the Psalms he composed and in playing on the lyre.He also felt a deep love for his lambs and for every living creature. Whenever he brought out his flocks to pasture, he led the young lambs to graze among the fresh, tender young grasses, for they had not yet any teeth.When the young lambs had nibbled the delicate tips, he next took there the oldest sheep and cows, whose teeth were old and weak, that they might eat the middle part of the stalks which were soft enough for them. Last of all he used to bring to the field the grown sheep and cattle, whose strong teeth could chew the lowest part of the grass nearest to the roots.He had great physical courage and was not afraid of any wild animal. Indeed; he feared nothing and no one, except G-d alone. And whenever a lion or bear attacked his flocks and herds and wished to seize a sheep or a cow, David would rush at the savage beast and chase it away and rescue its prey.G-d, therefore, said: "One who can so faithfully tend his animals, each according to its needs, I can safely entrust with the care of My holy lambs, My people."The prophet Samuel was greatly distressed that King Saul had disappointed his hopes in the war against Amalek and had as a result shown himself unworthy of his crown. But G-d said to Samuel: "Put an end to your tears! Go to Bethlehem and there anoint one of Jesse's sons as the future king. The Hebrew kingdom will remain with him and his children and children's children forever, for he is truly fitted for it."The prophet Samuel came to Bethlehem and informed Jesse of G-d's command. Jesse had his sons brought before the prophet one at a time. Samuel wished to anoint the eldest son, who was handsome and clever and had a noble character. But G-d said to him: "This is not the one!" He therefore wanted to anoint the second, but the oil vanished from the anointing horn, so the prophet Samuel understood that this son, too, was not to be the future king. And so it happened with each one in turn. Samuel found himself in difficulties. He understood that G-d was punishing him for having exclaimed once: "I am the seer (prophet)" and now he was unable to 'see' who was to be the future king."Have you another son?" the prophet Samuel asked Jesse."Yes," replied Jesse, "my youngest son, David, is in the field, looking after my flocks..."Samuel asked that David be immediately brought to him and, as soon as he stood before him, the oil rose in the horn. Samuel then heard G-d's voice, declaring: "This is the one I have chosen." Thereupon the prophet anointed David as the king who was to succeed Saul, and Samuel returned home.What effect did this have on David? Did he become proud? Did he dress himself in royal robes? Not at all! He went back to his sheep. But a heavenly spirit surrounded him. His prayers, his Psalms and his music, full of this Divine spirit, traveled and spread across the hills of Judah, and whoever heard them felt as if a new soul had awakened in him. The sad person was filled with joy; the downcast felt his heart revive; he who had lost hope regained his faith and all exclaimed: "Listen! It is David, the son of Jesse, who is singing!"And when King Saul fell into a mood of despair, he was told that there was a wonderful youth whose playing on the harp and whose singing drove away all evil spirits. From that time David used to play and sing before King Saul, calming and comforting him.Even later, when King David had ascended the throne, he always kept his harp beside him. Exactly at midnight a slight breeze used to pluck at the strings, and King David would awaken from his sleep, rise from his couch and compose sweet, sacred songs, known to us as the Psalms of David, in praise of G-d.King David's fame spread to the neighboring nations. He set himself to the task of establishing peace, and the kings around wished to make peace treaties with him. To the north-west of the land of Israel lay the kingdom of Tyre, famous for its craftsmen, the ruler of which was Hiram. Hiram, king of Tyre, sent his best builders and artists to erect a splendid palace for King David and to build beautiful mansions in David's new capital of Jerusalem.King David should have been contented, but he was disturbed by the thought, that, while his palace and his capital city were now built with great splendor, the holy Ark of G-d still lodged in a tent, screened only by curtains.David knew that Jerusalem was to be the center which was to unite Jews everywhere with the idea of one G-d, one Torah and one People. David, therefore, determined to build the Beit Hamikdash, the Holy Temple.However, there came to him the prophet Nathan, sent by G-d, and said: "Your good intention comes from a pure heart. Nevertheless, the task of building a Sanctuary for G-d is not to be given to you. The Sanctuary is to be the place of peace. You fought many battles. Your hands have had to shed blood in these wars, the blood of wicked men, it is true, but still human blood. Therefore you cannot build G-d's Sanctuary of peace. This holy duty will be carried out by your son, Solomon, whose reign will be one of peace (the name, Solomon, "Shlomo," having its origin in the Hebrew word for peace, Shalom). He will put into practice this good intention of yours."Naturally, King David had to accept G-d's prophecy, as spoken by the mouth of the prophet Nathan, although he deeply regretted that his eyes would never see the House of G-d in all its magnificence. But he rejoiced that his son would be considered worthy of the great honor of building the Holy Temple..In spite of the knowledge that he himself was not to have a hand is this sacred work, David began to collect the materials needed for the building as well as money to pay for it. All the treasures he had assembled during his reign, gold and silver and copper, precious stones and wood, he had placed in the care of a man called Shabuel, a direct descendant of Moses, who was appointed to take charge of this treasury.Not only were the building materials prepared by King David, but he also arranged, with the help of the Sanhedrin (Rabbinical Supreme Court), who were inspired by the Divine spirit, the order of the service for the Kohanim and the Levites. Thus King Solomon later had before him a complete plan in addition to the materials necessary for the building of the Holy Temple.David's reign lasted for forty years (2884-2924); the first seven years he reigned in Hebron over the tribe of Judah, and the remaining thirty-three years he reigned in Jerusalem over all Israel.
16:52 Écrit par la vraie sioniste dans thora and judaism in english | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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17.01.2007
paracha in english
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18:43 Écrit par la vraie sioniste dans thora and judaism in english | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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04.12.2006
paracha of the week
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