Les opérations défensives israéliennes contre le Hamas continueront probablement dans la nouvelle année, peut-être même pour un mois, et ce, jusqu'à ce que la capacité militaire du Hamas soit à ce point réduite qu'elle ne puisse plus menacer à long terme la quiétude des civils israéliens. Des opérations terrestres contre le Hamas pourraient très bien être déclenchées et des réservistes de l'armée israélienne ont été rappelés dans cette éventualité.
Depuis le début de l'opération israélienne contre le Hamas hier, près de 150 missiles ont été tirés par le Hamas sur des villes israéliennes, incluant des missiles à longue portée (40 km) qui sont tombés sur la ville de Ashdod. Les résidents de villes aussi éloignées que Beersheva ont été mis sur un pied d'alerte et se sont fait ordonner de rester à moins de 45 secondes d'un bunker. De plus, le pays en entier en état d'alerte élevée contre des tentatives palestiniennes d'attentats suicides suite à l'appel du Hamas en faveur d'une 'troisième intifada'
Messages
Tous les pays ont le droit et l'obligation de protéger leurs citoyens. Israël ne fait ni plus ni moins que ce que le Canada ferait en pareilles circonstances.
Le Hamas a fait des victimes des Israéliens ET des Palestiniens. Le Hamas porte la responsabilité exclusive de chaque mort et chaque blessé – à Sdérot comme à Kiryat Gat ou Gaza City.
La réponse mesurée d'Israël à huit ans d'attaques de missiles provenant de Gaza ne retarde aucunement l'établissement de la paix au Proche-Orient. Au contraire, elle est un élément nécessaire à la création des conditions minimales - telles qu'un environnement sans attaque contre les civils - pour atteindre la paix.
La communauté internationale doit démontrer sa solidarité avec Israël et envers tous ceux qui sont réellement engagés à faire la paix. Elle doit aussi condamner le Hamas et ses alliés extrémistes qui ont provoqué la confrontation qui se déroule aujourd'hui sous nos yeux.
Le Hamas seul porte la responsabilité des souffrances des Palestiniens de Gaza, qui sont la conséquence de l'agression du Hamas.
Le Hamas, malgré les implorations de l'Égypte et du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a non seulement choisi de ne pas renouveller la trêve, mais il a opté pour l'escalade de la violence en renouvelant ses barrages de missiles sur la population civile israélienne.
L'obligation première et primordiale d'Israël est de protéger sa population civile contre les attaques de missiles et d'obus provenant de Gaza.
Même les postes frontaliers à travers lesquels Israël tente de livrer l'aide humanitaire aux habitants de Gaza ont été la cible d'attaques du Hamas, démontrant par le fait même le peu d'importance attachée par le Hamas aux civils palestiniens. Malgré cela, Israël fait tout ce qu'il peut afin d'éviter tout tort causé aux civils palestiniens et ne vise que des cibles militaires du Hamas.
Les leaders israéliens ont fait tous les efforts pour en arriver à une solution pacifique. Ils ont indiqué leur volonté de renouveler le cessez-le-feu avec le Hamas ; ils se sont rendus au Caire afin d'obtenir l'aide de l'Égypte pour arrêter les attaques du Hamas. Tous ces efforts n'ayant abouti à rien, Israël n'avait d'autre choix que d'entreprendre une action militaire, conformément à l'Article 51 de la Charte de l'ONU – droit à l'autodéfense.
En ciblant délibérément des civils israéliens, en les terrorisant, et en lançant ses missiles à partir de zones civiles palestiniennes, le Hamas est coupable de crimes de guerre.
Israël a fait preuve d'une retenue remarquable devant les barrages de missiles – des centaines ces derniers jours – s'abattant sur son territoire. Cependant, le Hamas a refusé – et refuse toujours – de cesser ses attaques, moquant et provoquant Israël alors que les citoyens israéliens vivent avec le traumatisme de bombardements constants de missiles.
Aucun autre pays ne tolérerait ne serait-ce qu'un seul missile s'abattant sur son territoire. Malgré son retrait de la Bande de Gaza en 2005, Israël a subi des milliers d'attaques de missiles et d'obus - 2900 en 2008 seulement, y compris des missiles à longue portée fournis par l'Iran
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QUI EST LE HAMAS ?
Nom : Harakat al-Muquawama al-Islamiya signifie « Mouvement de la RésistanceIslamique ». La contraction du mot forme le terme « Hamas » (« Enthousiasme » en arabe).Sa branche armée s'appelle Brigades Ezzedin al-Qassam (littéralement « Adhésion à lareligion »), du nom d'un moudjahidin syrien qui luttait contre la présence française en Syrie.Le Hamas est officiellement créé en Décembre 1987 par le cheikh Yassine à Gaza
Le Hamas est le « frère » palestinien du mouvement des
« Frères musulmans », mouvement sunnite fondamentaliste
égyptien créé en 1928 par Hassan al-Banna (aujourd'hui interdit
en Egypte), dont le programme consiste à faire flotter le drapeau
de l'islam sur l'humanité.
Historique
Les Frères musulmans s'implantent en Palestine britannique en 1935, et sont d'abord actifs autour des mosquées. Ils créent un tissu social, fondent des écoles, des dispensaires, des clubs sportifs, des instituts caritatifs et autres lieux de rassemblement, tous voués à la réislamisation
de la société palestinienne. En 1987, le cheikh Yassine fonde la branche palestinienne des Frères musulmans, nommée Hamas, et il est promu guide spirituel du mouvement.
Le cheikh Yassine a été condamné à 13 ans de prison par Israël en 1983 pour incitation à la haine, puis libéré un an plus tard dans le cadre d'un échange de prisonniers entre Israël et des groupes palestiniens. Incarcéré de nouveau en 1989 pour son implication dans la première
intifada, il sera remis en liberté en 1997 à la demande du roi Hussein de Jordanie. Dès lors, instigateur des attentats meurtriers en Israël, il sera éliminé par Tsahal le 22 mars 2004.
Le cheikh Yassine considérait tout Israélien comme une cible : « Est-ce qu'il y a descivils en Israël ? Ce sont tous des soldats, hommes et femmes (...). La seule différence estqu'ils portent des vêtements civils quand ils sont en Israël et des vêtements militaires quand ils viennent chez nous » (Al-Hayat, 22 mai 2002).
Le leader actuel du Hamas est Khaled Mashal, chef de la branche politique qui réside à Damas (la Syrie sert de support logistique). Mahmoud al-Zahar est le chef pour la bande de Gaza et Moushir al-Masri est le porte-parole de l'organisation.
Organisation politique : Le Hamas est composé de 3 organes principaux :
→ Le Majis al-Shoura (Conseil consultatif) réunit les membres dirigeants de l'organisation.
→ La Dawa, responsable des actions de recrutement, d'entraide sociale et de collecte des
fonds.
→ L'Aalam, chargé de l'instruction idéologique, de l'information et de la propagande,
possède de nombreux moyens : radios, journaux, nombreux sites internet en plusieurs langues
(arabe, anglais, russe, farsi, français etc.).
Il manquait au Hamas une télévision. Le 7 janvier 2006, le Hamas a lancé une chaînede télévision, « Al-Aqsa », suivant la même ligne que la télévision du Hezbollah « Al-Manar », selon un des leaders du Hamas, et comme elle, diffuserait les messages du Hamas au peuple palestinien et au monde entier. Al-Manar a été interdite en France par le CSA et le Conseil d'Etat en raison de son antisémitisme virulent.
Organisation militaire : 3 trois organes principaux :
- Le Jihaz Aman, sorte de « police secrète », est chargé de punir les Palestiniens accusés de « collaboration » avec l'ennemi (le plus souvent par la mort).
- Al-Madjahadoum al-Filistioun s'occupe d'acquérir des armes pour le mouvement.
- Les Brigades Ezzedin al-Qassam est l'unité militaire à proprement parler. Créée en 1991,elle est composée de nombreuses factions responsables de la majorité des attentats terroristes.
Camps d'entrainements : Le Hamas possède de nombreuses installations dans la bande deGaza, que l'AP ne cherche pas à démanteler. Il existe également des bases en Iran (au nord deTéhéran et près de Qom), au Soudan ainsi qu'au Liban (partagés avec le Hezbollah).
"Le Hamas dispose de nombreux stocks d'armes, de
laboratoires de fabrication d'explosifs et de roquettes
Qassam. « Nous avons des scientifiques spécialisés dans
le développement d'armes » (Salah Shehade, commandant
des brigades Ezzedin al-Qassam, 29 mai 2002, site Islam
online)."
Objectifs
Le Hamas encourage les groupes armés à lancer des attaques dans le but déclaré de détruire l'État israélien afin qu'un jour, « la bannière d'Allah flotte sur chaque pouce de la Palestine » (Art. 6 de sa charte).
Les objectifs du Hamas sont :
- La libération de toute la Palestine
- La création d'un Etat islamique sur toute la Palestine dans le respect de la charia
- Le refus de toute présence juive et occidentale en Palestine et, dans une moindremesure, dans les pays musulmans
- L'opposition à l'occidentalisation de la société arabe.
Au-delà d'Israël, le Hamas exprime son souhait de voir « l'Islam gouverner de nouveaul'Andalousie, mieux connue aujourd'hui sous le nom "d'Espagne" » (site internet pourenfant du Hamas). « Notre objectif principal est d'établir un grand Etat islamique, fut-il panarabique ou pan-islamique » dit encore Mahmoud al-Zahar (http://www.themedialine.org/,
Septembre 2005).
Le 19 janvier 2006, à la veille de la visite du Président iranien en Syrie, Khaled Mashal aloué les propos d'Ahmadinejad sur la destruction d'Israël et la négation de la Shoah : cesont « de vraies déclarations qui représentent les croyants, les moudjahidines » a-t-il dit, ajoutant « Tout le monde devrait avoir le courage de dire cette vérité ».
Idéologie
Le Hamas reste proche idéologiquement des Frères musulmans, et cite d'ailleurs en préambule à sa charte, adoptée le 18 août 1988, une phrase d'Hassan al-Banna : « Israël existera et continuera d'exister jusqu'à ce que l'islam l'anéantisse comme il en a anéanti d'autres auparavant. (Le Martyr, Imam Hassan al Banna, de mémoire sacrée).
La charte du Hamas
→ La centralité de l'islam dans le mouvement
Art. 27 : « (...) Nous sommes incapables d'abandonner l'idée de l'instauration d'une Palestine Islamique.
→ L'impossibilité selon la charia islamique de partager la Palestine historique,
L'incompatibilité même entre une solution de paix et le principe de résistance islamique
→ L'exclusivité du jihad sur toute autre solution.: Art. 13 : « Il n'existe pas de solution à la question palestinienne, excepté le jihad.
Elle se fonde en outre sur certaines théories antisémites développées dans les Protocoles des Sages de Sion et sur l'antisemtisme :
« Le Mouvement de la Résistance Islamique se considère le fer de lance du cercle de lutte contre le sionisme mondial » (Art. 32), et « Leur croyance stupide ne peut être vaincue que par la croyance islamique juste » (Art. 34)
Le Hamas planifie, finance et revendique des attentats dirigés contre des civils. Il glorifie l'attentat-suicide, meurtre de masse commis au moyen d'un sacrifice humain.
Les « martyrs »
Le « shahid » (littéralement « martyr », ou « confessant ») est envoyé à la mort dans des opérations suicides après une préparation militaire et psychologique, notamment la promesse du paradis. On promet aux hommes 72 vierges et aux femmes la fidélité de leur mari.
Mère de Mahmud Alabat, mort dans une opération suicide le 15 juin 2002 (site internetdu Hamas) : « J'étais si heureuse quand j'ai donné naissance à Mahmud, de même que le jour où il a rejoint l'autre monde(...) J'ai prié pour que mon fils soit tué pendant l'attaque, pour qu'il soit récompensé par les [72] vierges au paradis. (...) Je lui avais conseillé d'être fort et courageux, de ne pas craindre les Juifs qui sont peureux, d'en éliminer le plus possible (...) J'ai été comblée lorsque j'ai su que mon fils avait tué des
Juifs lors de l'attaque.
1/ La lutte armée contre Israël
La lutte armée est inscrite dans la charte du Hamas. Le Hamas figure en tête des organisations terroristes ayant commis des attentats contre les civils israéliens depuis les accords d'Oslo en 1993.
Roquettes Qassam
Le Hamas est la principale organisation terroriste derrière les tirs de Qassam. Les roquettes Qassam, développées par le Hamas, sont faites d'un segment rempli d'explosifs et sont pourvues d'un système de guidage. Il en existe à ce jour 3 versions, la longueur de tir étant à chaque fois rallongée. En
2004, des tirs de roquettes ont tué 4 Israéliens (3 enfants et un
adulte) à Sdérot.
suicide
2/ Actions sociales et éducatives
Les activités caritatives nombreuses du Hamas lui permettent également 1) de recruter des membres auprès de la population palestinienne à des fins militaires ; 2) de récolter des fonds pour ses activités terroristes ; 3) de s'attacher les voix de nombreuses personnes. La Société de charité, l'Association Al-Islah, l'Association de charité islamique, le Comité de
charité, l'hôpital Dar al-Islam à Khan Younès ou le Bloc islamique de l'Université de Bir Zeit sont quelques unes des institutions mises en place par le Hamas pour assister la population palestinienne.
Il y a aussi des jardins d'enfants, des centres médicaux, des camps d'été. Le Hamas, en investissant des fonds pour les étudiants, recrute beaucoup dans les Universités (cas de l'Université Al-Najahde Naplouse où de nombreux responsables du Hamas à Naplouse ont débuté leur activisme comme étudiant ou professeur à l'Université).
De nombreuses actions visent à enrôler les plus jeunes : participation à des rassemblements et des parades du Hamas , sites internet pour enfants, prises en charge d'orphelins etc.
Le système social complexe mis en place vise aussi à garantir la sécurité financière des combattants palestiniens et de leurs familles. Ce qui permet la création d'un fondement social solide capable d'insuffler son idéologie dans l'esprit des combattants. « Il est nécessaire d'instiller l'esprit du jihad dans le coeur de la nation afin que le peuple confronte l'ennemi et rejoigne les rangs des combattants. Il est nécessaire que(...) les masses instruites, spécialement les jeunes et les imams du mouvement, prennent part à l'opération d'éveil. » (Art. 15 de la charte du Hamas).
En 1996, le Hamas n'a pas participé aux premières élections législatives palestiniennes pour ne pas cautionner les accords d'Oslo. « Aujourd'hui, le contexte politique a changé. Oslo est mort, l'intifada et la résistance ont changé la réalité. (...) Le peuple palestinien sait que l'intifada et la résistance sont l'unique recours » (Ismaïl Hania, haut responsable du Hamas,
Al-Jazeera, 18 janvier 2006). Depuis 2005, le Hamas cherche, comme l'a fait le Hezbollah au Liban, à blanchir son image auprès de la communauté internationale. Le Hamas, qui gère déjà plusieurs municipalités,
s'est baptisé « Parti de la réforme et du changement » pour les élections législatives palestiniennes du 25 janvier 2006.
Le Hamas se pose en sauveur du peuple palestinien en promettant de lutter contre l'anarchie,la corruption et la pauvreté tout en poursuivant la lutte armée contre Israël.
Juillet 2005 : dans une interview au Corriere Della Sera, Mahmoud al-Zahar, à la question« Le Hamas est-il prêt à la coexistence avec Israël dans les frontières de 67 ? », la réponse du chef terroriste fut : « Non, jamais. Cela ne peut-être qu'une solution provisoire de cinq à dix ans. Au final, toute la Palestine sera musulmane et Israël disparaîtra de la surface de
la terre ».
Le Hamas dispose d'un concept, la Hudna, la « trêve », qui lui permet de suspendre un temps ses activités contre Israël. Mais l'acception islamique de ce terme – très bien comprise dans le monde musulman - signifie une suspension temporaire des actions hostiles, le but étant que « la lutte continue jusqu'à ce que le dernier Juif ait quitté le pays [toute la Palestine
historique, Israël compris] ». Même si cela doit « prendre des dizaines d'année » (Al-Rantissi,Haaretz et New York Times, 18 juin 2003).
Dans une interview à la radio Al-Shark (10 décembre 2005), Khaled Machal a déclaré :« Nous conduirons notre campagne nationale d'une façon qui bénéficiera à la situation palestinienne. De temps en temps, nous apaiserons la situation et parfois nous l'aggraverons ».
Le 30 août 2005, dans une interview à Newsweek, Al-Zahar précise que la poursuite de la lutte armée contre Israël était le bon choix et que le Hamas n'a nullement l'intention d'adopter une politique de négociations avec Israël, désirant au contraire rompre toute normalisation avec cet Etat.
Mahmoud Al-Zahar, dans une publicité télévisée en vue des élections législatives palestiniennes de Janvier 2006 (Télévision de l'AP, 17 janvier 2006), déclare : « Nous ne reconnaissons pas l'ennemi sioniste, ni son droit à être notre voisin, ni à rester [sur cette terre], ni à posséder un pouce de cette terre ».
Le Hamas bénéficie d'un soutien financier de pays arabes (en particulier l'Arabie-Saoudite et l'Iran) et exploite un large réseau d'organisations dites « caritatives » en Europe, en Asie auxUSA et au Canada. Son budget annuel est estimé à 30 millions de dollars dont 10 proviendraient de l'Iran et 10 de dons privés.En août 2003, le Président des États-Unis a appelé au gel des avoirs de cinq organisations de collecte du Hamas, actives en dehors des Etats-Unis, parmi lesquelles le CBSP dont le siège est à Paris.
La Fondation de Charité Al-Aqsa, qui fournit un soutien quasi-exclusif aux institutions du Hamas, compte parmi les principales fondations du Hamas en Europe. La fondation possède des locaux en Allemagne, Belgique, Hollande (déclaré illégal en juin 2003), et au Danemark.
La justice allemande a ordonné le 3 décembre 2004 à la branche allemande de la fondation decesser ses activités. La justice a décrété que la fondation soutenait et promouvait les attaques terroristes anti-israéliennes du Hamas et qu'il était impossible d'isoler les activités sociales du Hamas de ses activités terroristes.
Le Hamas est classée « organisation terroriste » depuis 2003 par les USA. L'UnionEuropéenne a mis les Brigades Ezzedin al-Qassam sur la liste européenne des organisations terroristes en 2001, puis la totalité du Hamas sur cette liste en 2003.Le 19 Juillet 2005, le Président Chirac a déclaré : « Le Hamas est une organisation terroriste qui ne peut être un interlocuteur de la communauté internationale tant qu'il ne renonce pas à la violence et ne reconnaît pas le droit à l'existence d'Israël. C'est la position de l'Union
européenne ; elle est sans ambiguïté et ne changera pas. »
ATTENTATS COMMIS PAR LE HAMAS
Le Hamas inaugure la vague d'attentats en Israël qui a suivi la signature de la déclaration de principes du 13 septembre 1993 entre Rabin et Arafat : le 24 septembre 1993, un Israélien est poignardé à mort dans un verger et l'attentat est revendiqué par la branche armée du
Hamas. C'est le 6 avril 1994 que commence la série des attentats-suicides, inaugurée par le Hamas avec une voiture-bombe à Afula (8 morts, 44 blessés).
13 avril 1994 : Attentat-suicide dans un autobus à Hadera. 5 morts.
19 octobre 1994 : Attentat-suicide dans l'autobus n°5 rue Dizengoff à Tel-Aviv. 22 morts.
22 janvier 1995 : Double attentat près de Netanya, faisant 19 morts. 1er attentat réalisé conjointement par le Hamas et le Jihad islamique.
25 février 1996 : Attentat-suicide à Jérusalem, bus n°18. 26 morts et 80 blessés.
30 juillet 1997 : 16 morts et 178 blessés dans un attentat-suicide au marché Mahane Yehuda à Jérusalem.
Entre fin 1996 et début 2000, le nombre d'attentats commis par le Hamas décroit. Ceci est dû notamment au fait que l'Autorité Palestinienne a emprisonné quelques 1200 terroristes. Mais l'AP les libèrera quelques jours avant le déclenchement de la 2ème intifada en Septembre 2000, et le niveau des attentats atteint son paroxysme.
1er juin 2001 : Attentat-suicide devant une discothèque à Tel-Aviv. 21 morts, la plupart adolescents, et 120 blessés.
9 août 2001 : Attentat-suicide à Jérusalem, à la pizzeria Sbarro. 15 morts et 107 blessés. Le Hamas organise une exposition à l'Université Al-Najah de Naplouse : reconstitution de l'attentat-suicide, parts de pizzas éparpillées, bouts de plastiques ensanglantés suspendus au plafond représentant les morceaux de chair des victimes.
1er décembre 2001 : Double attentat-suicide rue Ben Yehuda à Jérusalem. 11 morts, 180 blessés. Le deuxième terroriste s'est fait exploser quand les secours sont arrivés.
2 décembre 2001 : Attentat-suicide à Haïfa, 15 morts et 40 blessés.
6 février 2002 : 3 Israéliens tués par un terroriste qui est entré dans une maison au moshav Hamra et a tiré sur une mère et sa fille, après avoir tué un soldat réserviste.
27 mars 2002 : Attentat-suicide dans la salle à manger d'un hôtel de Netanya où 250 personnes dînaient à l'occasion de Pessah (Pâque juive). 29 morts. 19 personnes qui y ont trouvé la mort avaient plus de 70 ans.
31 mars 2002 : Attentat-suicide à Haïfa – 15 morts, 40 blessés.
10 avril 2002 : Attentat-suicide dans un car – 8 morts, 22 blessés
27 avril 2002 : Attaque armée. Trois hommes déguisés en militaires de Tsahal attaquent une implantation juive en
Judée. Un terroriste pénètre dans une maison et abat Danielle Shefi, 5 ans, qui s'était réfugiée dans un lit.
7 mai 2002 : Attentat-suicide à Rishon Letsion, dans une salle de billard. 15 morts, 55 blessés.
19 mai 2002 : Attentat-suicide dans la bande de Gaza – 3 morts, 59 blessés.
8 juin 2002 : Tuerie à Carmei Tzur. En pleine nuit, les terroristes tirent sur Eyal Sorek qui,
réveillé, s'élance hors de chez lui. Entendant des coups de feu, sa femme Yaël, enceinte de 9 mois, sort pour lui venir en aide et reçoit à son tour des coups de revolver dans la tête et dans le ventre. Eyal n'est pas encore mort, il agonise, et un terroriste l'achève à coups de hache.
18 juin 2002 : Attentat-suicide dans un bus à Jérusalem. 19 morts, 74 blessés.
31 juillet 2002 : Attentat-suicide à la cafétéria de
l'Université hébraïque de Jérusalem - 9 morts, dont le
Français David Gritz, et 85 blessés.
5 mars 2003 : Attentat-suicide dans un bus allant à
l'université de Haïfa. 16 morts, 55 blessés.
30 avril 2003 : Quelques heures après la nomination de
Mahmoud Abbas comme Premier ministre palestinien
(étape préalable à l'adoption de la Feuille de route par les
Israéliens et les Palestiniens qui aura lieu le 1er mai 2003),
attentat-suicide à Tel-Aviv, au café Mike's Place (3 morts,
dont la Française Caroline Hass, et 60 blessés). Le Hamas
n'aura de cesse que de torpiller la Feuille de route.
04 octobre 2003 : 18 morts , Attentat restaurant Maxims
a Haifa dont trois enfants et un bébé, ont été tuées et plus de 60 blessées dans l'attentat . "( attentat commis par une femme )
2003 : Depuis la Feuille de route, les attentats du Hamas sont en constante augmentation, les tirs de missiles (Qassam notamment) venant s'ajouter aux attentats-suicides et autres attaques terroristes.
31 août 2004 : Double attentat-suicide dans deux bus à Beer Sheva. 16 morts, 100 blessés.
En 2004, de nombreux attentats-suicides du Hamas sont réalisés en coopération avec d'autres groupes terroristes : FPLP, Brigades des martyrs al-Aqsa, Jihad islamique.
29 septembre 2004 : Dorit, 2 ans, et Yuval, 4 ans,
meurent à Sdérot suite à l'explosion d'une
roquette Qassam tirée sur Sdérot.
Au cours de l'année 2005, le Hamas a été très impliqué dans des actions terroristes malgré la Tahdiya, la « trêve ». Le Hamas a été derrière l'attentat-suicide de l'arrêt d'autobus à Beersheba, le 28 août 2005. En Septembre 2005, des terroristes du Hamas ont enlevé puis assassiné un Israélien Sasson Nuriel.
Tout en évitant de revendiquer publiquement les attentats terroristes afin de préserver son
image en vue des élections palestiniennes de 2006, le Hamas a aidé d'autres groupes terroristes à commettre des attaques contre Israël.
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Par Yigal Walt, Yediot Aharonot
30 décembre 2008
1) « La réponse d'Israël à Gaza est disproportionnée »
Depuis quand une guerre est-elle une équation mathématique ?
L'objectif de base de toute partie en conflit est d'infliger le maximum de dommages à l'ennemi tout en minimisant ses propres pertes. Y a-t-il quelque chose de proportionnel dans la guerre américaine en Irak ? Ou dans l'invasion irakienne du Koweït ? Ou de la récente guerre russe contre la Géorgie ? Israël fait exactement ce que n'importe quel pays a fait dans le passé. C'est comme ça que ça marche, la guerre.
Est-ce qu'un citoyen britannique se plaindrait du « trop peu » de soldats britanniques tués en Irak ? Probablement pas.
Et de façon plus élémentaire : l'infériorité militaire palestinienne n'est pas un indicateur de supériorité morale. L'insistance palestinienne à recourir à la violence en dépit de cette faiblesse militaire nous indique peut-être une erreur de jugement, mais sûrement pas un signe de vertu morale. Etre faible militairement ne fonde pas le droit palestinien.
2) « Mais les Qassams ne tuent pas »
En fait, les Qassams tuent. Pas assez souvent, peut-être, mais des dizaines d'Israéliens ont été tués et blessés par les roquettes tirées ces dernières années. De plus, les Palestiniens tirent en ce moment des roquettes Grad de longue portée, avec une charge explosive encore plus puissante. De telles roquettes ont tué 2 Israéliens lundi.
Cependant, au-delà des chiffres de victimes, les dommages psychologiques provoqués par la menace continue des tirs de roquettes sont incalculables. Qui en Occident accepterait de voir sa famille vivre sous des attaques constantes de roquettes et être régulièrement réveillé par les sirènes au milieu de la nuit ? Est-ce que quelqu'un vivant dans ces conditions apprécierait qu'on lui dise que « ces roquettes ne tuent pas » ? Probablement pas.
3) « Tout est de la faute du siège exercé par Israël. Israël devrait autoriser l'aide à rentrer à Gaza »
Israël a régulièrement autorisé les marchandises à rentrer dans Gaza tout au long du « siège ». Les Palestiniens ont pu compléter ces livraisons par le ravitaillement de contrebande via les centaines de tunnels (bien sûr, ils auraient pu importer encore plus de nourriture s'ils n'avaient pas utilisé les tunnels pour faire entrer des missiles).
Le jour précédent l'opération Plomb fondu, Israël a autorisé des dizaines de camions transportant de l'aide à rentrer dans la bande de Gaza. Mardi, 100 autres camions – le double du nombre habituel- sont censés entrer à Gaza dès que le ministre de la Défense aura approuvé le transfert.
En bref, Israël autorise l'aide à rentrer à Gaza (mais devinez qui a la plupart du temps gardé ses passages transfrontaliers fermés jusque-là ? Oui, c'est ça, l'Egypte).
4) « Pourquoi Israël n'est-il pas d'accord pour tout simplement renouveler la trêve ? »
D'abord, quelle trêve ? Les groupes terroristes ont continué de tirer des roquettes tout le long de la trêve, même si parfois ils tiraient peu, et même si la communauté internationale ne semblait pas beaucoup s'en préoccuper. Ceci étant, Israël a clairement déclaré qu'il souhaitait étendre la trêve. Nos dirigeants l'ont dit clairement encore et encore.
Mais les leaders du Hamas ont clairement déclaré que la trêve prendrait fin le 19 décembre, et ils ont commencé à bombarder les communautés du sud d'Israël avec des dizaines de roquettes tous les jours. EN bref, personne ne s'étonne que même l'Egypte condamne cette fois le Hamas.
5) « Mais le Hamas a été élu démocratiquement – Pourquoi Israël n'accepte pas ce fait ? »
Bien que le Hamas ait remporté les élections palestiniennes, il a pris Gaza par la force, jetant violemment les membres rivaux du Fatah vers leur mort du haut des immeubles, tirant sur les autres au niveau du genou dans le but déclaré de les mutiler. Quelle démocratie.
Quoiqu'il en soit, Israël reconnait de facto que c'est le Hamas qui dirige Gaza, et c'est pourquoi, précisément, il est justifié d'attaquer la bande de Gaza effectivement gouvernée par une entité terroriste. Israël n'a pas lancé l'opération parce que le Hamas est au pouvoir, mais parce que le Hamas est une organisation terroriste qui prend délibérément pour cibles les civils depuis 8 ans, avec des milliers de roquettes.
6) « Israël vise des civils »
Voulez-vous dire que « l'une des armées les plus puissantes du monde » bombarde Gaza depuis des jours, en déployant une puissance aérienne massive, en lançant des centaines de bombes, pour en fin de compte tuer un total de 50 victimes civiles et quelque, dans « l'endroit le plus peuplé de la terre » ?
Deux options se présentent : A) l'armée israélienne ne vise pas les civils, ou B) les pilotes israéliens sont nuls. Nous penchons pour l'option A.
En effet, Israël prend toutes les précautions pour éviter les victimes civiles, grâce notamment à des munitions précises et des techniques spécialisées. En fait, personne dans le monde ne fait cela aussi bien que l'Etat juif.
Traduction par Catherine Leuchter
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1) “Israel's response in Gaza is disproportionate”
Since when is war a mathematical equation? The basic objective of any warring party is to inflict maximal damage on the enemy while minimizing its own casualties. Was there anything proportional about the US war in Iraq? Or about Iraq's invasion of Kuwait for that matter? Or about Russia's recent war against Georgia? Israel is doing exactly what any other country has done in the past. This is how war works.
Would a British citizen complain that “too few” British soldiers are being killed in Iraq? Probably not.
And on a more elementary note: Palestinian military inferiority is not an indication of moral superiority. Palestinian insistence on resorting to violence despite this military weakness is an indication of poor judgment perhaps – yet it is by no means an indication of moral virtue. Being militarily weak does not make the Palestinians right.
2) “But Qassams don't kill”
Actually, Qassams do kill. Not too often, perhaps, but dozens of Israelis were killed and wounded by rocket fire in recent years. Moreover, at this time the Palestinians are firing long-range Grad rockets with even greater explosive power. Such rockets killed 2 Israelis Monday.
Yet beyond the casualty figures, the psychological damage caused as result of living under an ongoing rocket threat is immeasurable. Would anyone in the West agree to have their family live under constant rocket attacks and be regularly woken up by sirens in the middle of the night? Would anyone living under such conditions appreciate being told that “these rockets don't kill?” Probably not.
3) “It's all because of Israel's siege. Israel should allow aid into Gaza.”
Israel has allowed goods into Gaza regularly throughout the “siege”. Palestinians have been able to complement these deliveries with supplies smuggled through hundreds of tunnels (of course, they would likely be able to bring in even more food had they not used the tunnels to smuggle in missiles.).
The day before operation “Cast Lead” got underway, Israel allowed dozens of trucks carrying aid to enter the Strip. On Tuesday, another 100 trucks – double the normal number –are expected to enter Gaza after Defense Minister Barak approved the move.
In short, Israel is allowing aid into the Strip (but guess who has kept Gaza crossings mostly closed thus far? That's right, Egypt.)
4) “Why didn't Israel just agree to renew the Gaza truce?”
First, what truce? Terror groups continued to fire rockets throughout the lull, even if somewhat infrequently, and even if the world didn't seem to care too much. Nonetheless, Israel clearly declared that it is interested in extending the truce. Our top officials made it clear time and again.
Yet Hamas leaders clearly declared that the truce has ended on December 19th, and proceeded to bombard southern Israeli communities with dozens of rockets daily. In short, it is no wonder that even the Egyptians are blaming Hamas this time.
5) “But Hamas was elected democratically – why can't Israel accept it?”
Although Hamas won the Palestinian elections, it took Gaza by force, in the process hurling rival Fatah members down to their death from high-rises and shooting others in the knees with the declared aim of maiming them. Some democracy.
In any case, Israel in fact “recognizes,” de facto, Hamas' rule in Gaza, which is precisely why it is justified in attacking the Hamas-ruled Strip, recognizing that it is indeed being governed by a terror entity. Israel did not launch the operation because Hamas is in power there – rather, it did so because Hamas is a terrorist organization that has deliberately targeted civilians with thousands of rockets over the past 8 years.
6) “Israel is targeting civilians”
You mean to say that “one of the most powerful armies in the world” has been bombing Gaza for days, deploying massive air power, dropping hundreds of bombs, and ultimately killing a grand total of 50 civilians or so in the “most crowded place on earth?”







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Le Festival de cinéma "Un œil juif" déménage ! Créé initialement à la Cinémathèque de Tel Aviv, puis venu faire un tour du côté de Béer Shéva, il débarque cette année dans la ville d’Ashkelon. Dénominateur commun : mettre en images un regard juif. Beau projet.