15.02.2007

upjf vote sarko

UPJF POUR SARKOPrésidentielles : « L'Union des patrons et des professionnels juifs de France » (UPJF) roule pour Nicolas SarkozyL'Union des patrons et professionnels juifs de France (UPJF) a décerné à Nicolas Sarkozy le prix de l'homme politique de l'année lors de son dîner de gala annuel. Une cérémonie marquée par le discours véritablement apocalyptique du président de l'UPJF, Claude Barouch, qui évoque pour les Français de confession juive la nécessité d'"un combat vital pour empêcher, une fois de plus d'être relégué au rang de dhimmi" en France, c'est-à-dire de minorité religieuse dans un pays islamique.Claude Guéant reçoit le prix décerné à Nicolas Sarkozy (droits réservés)Claude Guéant reçoit le prix décerné à Nicolas Sarkozy (droits réservés)Le ministre de l'intérieur a remporté le prix de l'homme politique de l'année décerné par l'Union des patrons et professionnels juifs de France (UPJF), une association communautaire plus connu pour ses positions pro-israéliennes que pour son action en faveur de la libre entreprise (1).C'est au cours du dîner de gala de l'UPJF, le 30 mars 2006, sobrement intitulé « Meurtres antisémites et appels à l'élimination d'Israël, les Juifs de France face à de nouveaux périls (Paris, Téhéran, Ramallah…) » (sic) que la récompense a été décernée au ministre de l'intérieur que les organisateurs ont salué comme celui qui "saura sans doute redonner une nouvelle dynamique aux relations d'amitiés solides qui lient Paris, Washington et Jerusalem". Pour l'occasion, Nicolas Sarkozy avait "spécialement dépêché" son directeur de cabinet, Claude Guéant. Ce n'est pas la première fois que des responsables politiques acceptent l'onction de l'UPJF qui avait déjà auditionné les principaux candidats aux élections régionales d'Ile de France en 2004, ou encore les candidats à l'investiture de l'UMP à la mairie de Paris (2).Parmi les 500 invités revendiqués par l'UPJF pour cette belle occasion, on relevait notamment la présence du Grand Rabbin de France, Joseph Sitruk, d'un chargé d'affaires de l'ambassade d'Israël en France, du vice-président de l'Assemblée nationale, Eric Raoult, décidément bien oecuménique (3), et du socialiste Julien Dray que l'on n'est pas habitué à voir fréquenter les cercles patronaux.Ce parterre éclectique a ensuite assisté au discours du président de l'UPJF, Claude Barouch, qui après avoir dressé un portrait apocalyptique de la France (cf. les extraits ci-dessous et la version intégrale sur le site de l'UPJF), s'est écrié : "le véritable lobby que nous voulons affirmer doit relever un premier défi. Celui qui consiste à assurer l'organisation de la faisabilité des chantiers sur lesquels elle travaille et qui sera la véritable et première démonstration à l'égard de tous, dans la communauté et dans la nation, que notre détermination est sans faille".Plus besoin d'aller chercher dans la prose d'extrême-droite la référence à un lobby juif, son existence est désormais revendiquée par les communautaristes juifs, au mépris de la tradition républicaine française et sans se soucier le moins du monde de l'influence que peut avoir un tel activisme sur la résurgence de l'antisémitisme (4). Il semble que ce courant a déjà choisi son champion pour la prochaine présidentielle. Et celui-ci ne semble pas dédaigner ses soutiens communautaires...---------------------------------1)Sur l'UPJF, voir aussi : "Naissance de nouvelles institutions ?", Joëlle Allouche Benayoun, Observatoire du monde juif n°10-11, p.63, mai 2004 : lire en ligne en PDF2)Jean Tibéri le 22 février 2006, Françoise de Panafieu le 16 février 2006, Pierre Lellouche le 5 février 2006 et le 29 septembre 2005, Claude Goasguen le 7 juin 2005Pour faire bonne mesure, Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris et conseillère du 15ème arrondissement était reçue le 8 février.3)Blasphème : proposition de loi ou fatwa ?, Observatoire du communautarisme, 31 mars 20064)Elisabeth Schemla, directrice du journal en ligne pro-israélien Proche-orient.info, s'était déjà félicitée de l'existence d'un "lobby juif". Cf. Il existe !, Observatoire du communautarisme, 7 mars 2004

Les commentaires sont fermés.